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Des nouvelles de Manon au CPSA

Bonjour à tous,


Le mois de février est passé très vite au CPSA. Les séances ont été un peu moins nombreuses,
notamment en raison d’une semaine de congé de détente pour les enfants (et pour moi !) .
Malgré cela, les activités ont continué dans le même rythme, toujours accompagnées des
sourires et de la motivation des enfants.
Nous avons également eu la chance de recevoir la visite de Naïs, la référente d’Ergo Togo,
pendant deux jours. Ce moment a été l’occasion d’échanger entre nous, mais aussi avec les
enseignants. Elle a pu assister à plusieurs séances et m’apporter son aide sur certaines d’entre
elles. Ensemble, nous avons également réfléchi à un possible réaménagement de la salle afin de
mieux l’adapter aux activités proposées. Pour l’instant, cela reste un projet, mais les idées
commencent à prendre forme.
Ce mois-ci m’a aussi permis de participer à un cours d’artisanat avec les enfants. C’était une
belle occasion de les observer dans une autre activité, de voir leurs compétences à l’œuvre et
de repérer certains points à travailler avec quelques-uns d’entre eux. J’ai également eu la chance
d’apprendre moi-même certaines techniques.
Par ailleurs, j’ai pu animer deux séances avec un enfant actuellement scolarisé au collège et
ayant été auparavant accompagné au CPSA. Cet enfant présentait des difficultés dans
l’organisation de ses affaires scolaires, ce qui impactait son autonomie au quotidien.
Lors des séances, plusieurs aménagements ont été mis en place afin de faciliter son repérage et
la gestion de son matériel scolaire. Tout d’abord, un système de code couleur a été instauré.
L’enfant reconnaissant les couleurs, chaque matière a été associée à un cahier d’une couleur
spécifique. Un emploi du temps visuel reprenant ces mêmes couleurs a été placé à proximité
afin de faciliter l’identification rapide des cahiers nécessaires.
Ensuite, afin de renforcer son autonomie dans l’identification du matériel, le nom de chaque
matière a été inscrit en braille sur la première de couverture des cahiers.
De plus, un travail a été réalisé autour de l’organisation du cartable. L’objectif était de trier les
affaires afin de ne conserver que le matériel nécessaire pour la journée. Pour soutenir cette
organisation, une liste du matériel utile chaque jour a été rédigée en braille, permettant à l’enfant
de vérifier de manière autonome les éléments à emporter. Même s’ils ont grandi, ils continuent
d’être accompagnés d’une manière ou d’une autre.

Ecriture de prénom en braille avec la pâte à modeler

Enfin, la venue du bureau d’Ergo Togo a aussi été marquée par un événement sportif : nous
avons assisté au championnat national des sports paralympiques. Et, incroyable coïncidence, la
semaine suivante, la Fédération des sports paralympiques a ouvert un bureau juste à côté du
mien, au sein même du CPSA. Cette proximité nous permet déjà d’échanger sur leurs pratiques
sportives et pourrait peut-être donner naissance, à l’avenir, à un projet commun autour du sport
pour les enfants.

Groupe reconnaissance d’argent

Le CPSA… mais pas que

Dans mon précédent article, je vous parlais principalement de mon travail au CPSA. Mais cette
expérience ne se résume pas seulement aux séances et aux activités professionnelles. La vie en
dehors du travail fait aussi pleinement partie de cette aventure.
Je loge au sein du CEC, le Carrefour d’Échanges Culturels. C’est un lieu de rencontre et de
partage où les volontaires togolais nous font découvrir leur pays à leur manière. Au programme
: cours de danse afro-traditionnelle, initiation au djembé, découverte du batik, mais aussi
apprentissage de la langue locale parlée à Lomé : l’éwé.
Ces moments sont l’occasion de créer des liens très forts avec les autres volontaires. Entre rires,
découvertes et sorties festives, nous partageons des instants simples mais précieux qui resteront
gravés dans ma mémoire.
Nous avons également récemment dit au revoir à un groupe d’infirmiers français qui étaient
présents pendant cinq semaines. Comme souvent dans ce type d’expérience, les rencontres sont
intenses, mais parfois brèves, et les départs se font toujours avec une pointe d’émotion.

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